Les criminels, c’est toujours les autres
Le commandeur des croisés de Sion prête serment de défendre ISRAEL jusqu'à la fin des temps.
M. Saâdoune - Le Quotidien d’Oran
Annoncée en primeur par les Américains qui ont exercé des chantages poussés sur de nombreux Etats pour ne pas ratifier le traité sur la Cour pénale internationale (CPI), la décision du procureur de cette cour d’inculper Omar Al-Bachir pour génocide est entachée de forte suspicion.
Elle ne relève pas du droit mais de la politique. De la basse politique. Si Omar Al-Bachir est coupable, du fait même de sa responsabilité politique, de ce qui se passe au Soudan, pourquoi la CPI ne ferait pas « l’effort » simple d’aller au bout de sa logique et de constater que George W. Bush et Tony Blair sont coupables des carnages qui ont eu lieu en Irak ? Pourquoi, en effet, l’idée de poursuivre des chefs d’Etat occidentaux si manifestement coupables de crimes contre les hommes et les peuples, n’effleure même pas le procureur de la Cour pénale internationale ?
Cela aurait été pourtant d’une pédagogie exemplaire pour le monde entier et cela aurait donné un sens sérieux à une justice pénale qui serait devenue réellement internationale et non pas américaine ou occidentale.